extrait du poème de Bertrand cantat " nous n'avons fait que fuir"... :
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Ta mère était blonde,
Blonde comme les blés,
Elle laissait s'écouler des trésors de chaleur de la chair de sa voix,
A moins qu'elle n'ai été demi-princesse indienne,
Te faisant boire la nuit,
Des breuvages cuivrés comme une peau d'iguane,
Et approche tes lèvres... approche... approche tes lèvres... approche... approche tes lèvres...
Approche,
Plonge,
Redis-moi d'où tu viens,
S'écoule au fond du puit le remède ancestral,
Où l'on n'existe pas,
Ou l'on peut tout saisir dans le feu d'un éclair,
Dans les demi clins d'½il,
Et claque ton étendard au vent et chuuuut...
On le garde au secret,
Avale ta langue... maintenant !
On te saisira tout, huissiers, corbeaux, vautours, charognards, tortabess ( ? ), identité, police,
Le milliard de pétales de roses blanches disposé,
Délicat,
Sous nos petits pas, monstres,
Et me nage,
Puis m'énerve...
Me suis couché,
M'étends,
L'onde parcours mon flanc,
La marche du serpent peut reprendre ses droits,
ALERTE ! ALERTE ROUGE ! ALERTE !
Pourquoi rouge d'ailleurs ?
A-t-on jamais vu des alertes bleu ciel ?
Et le crétin céleste enveloppé dans le cosmos a flotté dans l'éther,
Pénard,
Troué l'azur,
ET MERDE !
Avions fusées en chasse,
Cà pouvait pas durer,
Zèbres acier sans savanes,
Aux sanglantes parures,
Striant la toile et cravache,
Silence,
En bas le sol crevé...en bas le sol crevé... en bas le sol crevé...
En bas le sol crevé,
Offrant sa panse intime à la morsure du ciel,
ALERTE ! ALERTE !
Paraît qu'on est des anges au paradis des octaves,
Qu'on peut gravir facile,
C'est question d'entraînement,
C'est pas pour les potiches,
Sale petite peste,
Pudding,
C½ur bouilli,
Sauce anglaise à la menthe,
Il faudra qu'on t'enseigne l'esquive frontale,
Une muleta blême,
Qui se rêve immobile.
Qu'est-ce qu'y a ?
Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? .......